10 choses que vous ne savez peut-être pas sur l'expérimentation animale

 

1. Tout projet scientifique utilisant des animaux doit obtenir une autorisation du ministère de la recherche.

Pour obtenir une autorisation, qui ne peut excéder 5 ans, le responsable du projet de recherche doit remplir une demande d’autorisation de projet utilisant des animaux à des fins scientifiques ou Apafis. Ce dossier décrit l’ensemble du protocole expérimental. Il doit justifier de chacun des choix expérimentaux, de la nécessité de l’expérimentation, ainsi que de l’absence de protocole alternatif. Il faut ensuite justifier le choix de l’espèce et le nombreux d’animaux concernés. Enfin, le dernier volet du dossier permet de détailler le protocole que chaque animal va suivre. Le dossier est ensuite soumis au ministère qui le transmet pour évaluation à un Comité d’éthique en expérimentation animale. Le Comité a alors 40 jours pour rendre son avis (positif ou négatif).

 

2. Le dossier doit répondre à la règle des 3R 

- Réduire : limiter au maximum le nombre d’animaux, en se limitant aux expérimentations indispensables.

- Raffiner : réduire au maximum l’inconfort de l’animal tout au long de sa vie.

- Remplacer : dans une certaine mesure grâce aux méthodes cellulaires in vitro, à la modélisation informatique.

 

3. La souris est le modèle animal le plus utilisé par les scientifiques 

60.9% des animaux utilisés en Europe en 2011 seraient des souris. Facile à reproduire et à entretenir elles présentent de nombreuses similitudes génétiques, immunologiques, physiologiques et pathologiques avec l’homme.

 

4. Louis Pasteur a mis au point le premier vaccin contre la rage chez le chien

5. L’expérimentation animale permet de valider des approches thérapeutiques avant les essais cliniques sur l’homme

La nécessité d’évaluer la sécurité des médicaments est apparue suite aux accidents thérapeutiques du début du XXème siècle voire aux tragédies comme ce fut le cas pour le thalidomide. Les études imposées par les Etats pour l’évaluation de la sécurité d’un médicament évoluent en fonction des nouvelles connaissances et sont harmonisées par un organisme international appelé ICH (International Conference on Harmonisation).

 

6. 66% des Européens sont favorables aux tests sur les rongeurs, contre seulement 44 % des pour tests sur les singes et les chiens, dans la mesure où ils pourront permettre d’améliorer la santé. 

Sondage Eurobaromètre, 2010

 

7. La réglementation française impose des formations spécifiques obligatoires pour toutes les personnes travaillant avec les animaux

8. L’importance de la prise en compte de la douleur

Les expériences douloureuses doivent être pratiquées sous anesthésie sauf dérogation documentée.

 

9. Il existe un comité national de réflexion éthique sur l’expérimentation animale

Il établit le bilan annuel national d'activité des comités d'éthique et formule des recommandations. Il est composé de 14 membres (ministères, professionnels, médecin, vétérinaire, philosophe, juriste, sociologue, associations de protection animale).

 

10. La recherche animale est présente dans un grand nombre de travaux récompensés par un prix Nobel de médecine depuis 1979.

C'est le cas notamment de la découverte de l’insuline et du mécanisme du diabète en 1923, grâce à la recherche sur le lapin et le chien. Mais également, la découverte de la pénicilline en 1945, grâce à la recherche sur les souris. Et la découverte du sida en 2008, grâce à la recherche sur le singe …

 

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